Tenues

Quelques conseils d'ordre pratique synthétisant à partir des textes réglementaires la fonction de porte-drapeau.
Les porte-drapeau "marins" peuvent évidemment s'en inspirer très largement.

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Extrait de la voix du cheminot ancien combattant - n° 433 du 3ème trimestre 2004 -
Article rédigé par A. MARCHAL, président de la Fédération nationale des porte-drapeau de France


Suite à la demande de nombreux porte-drapeaux (et même de certains présidents), nous allons dans les lignes qui suivent essayer de cerner à nouveau les problèmes les plus courants rencontrés par ceux-ci. A remarquer que tout ce qui suit n'est pas une contrainte mais une aide afin que tout ce qui se passe le mieux possible et que le porte-drapeau soit regardé et respecté par tous. Il n'est pas question non plus de révolutionner le protocole, en France il y a quasiment autant de mode que de clochers.

La tenue vestimentaire du porte-drapeau

Le porte-drapeau qui est le digne représentant de son association, et à qui a été dévolu le très grand honneur de porter l'emblème de cette dernière, doit être d'une tenue vestimentaire irréprochable. A savoir :

En pantalon gris et blazer bleu marine (ou vert, ancien de la légion par exemple), en costume sombre ou exceptionnellement en tenue militaire réglementaire actuelle (avec l'accord du Délégué militaire départemental) (pas de pioupiou 14/18, ou bandes molletières 39/40, etc ... ).

Il doit porter la cravate (noire de préférence ou celle de sa section).
Il doit être couvert (coiffure régimentaire en relation avec son drapeau ou béret basque noir).
Ne pas omettre les gants blancs en respect de l'emblème porté.
Les décorations officielles pendantes de grand modèle sont portées à gauche, les décorations d'associations à droite.
Le baudrier se porte sur l'épaule de droite afin de ne pas masquer les décorations. L'insigne officiel de porte-drapeau se porte à droite (car assimilé à un certificat). Un bon truc, le fixer sur le baudrier. La hampe du drapeau se tient de la main droite (comme le fusil).

Les cérémonies

Les cérémonies sont nombreuses et variées aussi nous ne nous attacherons qu'aux principales.
Lors des défilés officiels : les porte-drapeaux sont mis en rang par 2, 3 ou 4 suivant la possibilité locale (largeur de rue, etc ... ), il y a lieu de respecter une hiérarchie de ceux-ci par rapport à l'emblème porté et non pas la valeur de tout un chacun, à savoir (les ordres nationaux, les croix de guerre, les amicales régimentaires et enfin les autres associations (Souvenir français, Croix rouge, etc...). Les porte-drapeaux se placent en principe toujours derrière la musique, sauf si des troupes participent à la cérémonie, auquel cas ils suivent les militaires.

Cérémonie au monument aux morts : Les porte-drapeaux arrivant en cortège se placent de part et d'autre du monument et saluent celui-ci, ils saluent également à la sonnerie aux morts et à la fin de la cérémonie si celle-ci clôture le cérémonial (sinon au dernier monument honoré). Ils repartent en ordre (on ne remballe jamais les drapeaux devant un monument mais à une certaine distance de celui-ci).

Les offices religieux : Le responsable des porte-drapeaux doit toujours se renseigner avant la cérémonie, auprès de l'officiant (prêtre, pasteur ou rabbin) afin de déterminer l'emplacement où seront installés les porte-drapeaux. Ces derniers font la haie à l'entrée, l'officiant vient accueillir les autorités.
Ils suivent les autorités, il y a lieu de saluer l'autel à l'arrivée, au départ et surtout lors de l'élévation (cérémonie de rite chrétien). A la sortie il faut à nouveau faire la haie, sauf s'il y a un défilé, auquel cas mise en place comme prévu ci-dessus.

Les obsèques
Les porte-drapeaux se placent de chaque côté du corbillard jusqu'à l'arrivée de l'officiant qui vient accueillir le corps.
Selon les coutumes locales, ils précèdent ou suivent de plus ou moins près le cercueil pour entrer et sortir du lieu de culte.
Pour l'absoute, ils se placent de chaque côté du défunt.
A la sortie, ils forment une haie de chaque côté du corbillard pour rendre un dernier hommage.
S'il se rendent au cimetière, ils se placent de chaque côté de la tombe et rendent un dernier salut après les prières.

Rappel : Le salut par les porte-drapeaux n'est dû que: au président de la République, aux Drapeaux et Etendards militaires, à la sonnerie aux morts et comme sus indiqué dans les cérémonies.

Questions pratiques : Lors du salut et des remerciements des autorités aux porte-drapeaux, il y a lieu de faire reposer les emblèmes, car rien n'est plus désagréable de voir la casquette du Préfet, le képi du Général ou une paire de lunettes se retrouver au sol suite à un coup de vent, les franges peuvent même blesser au visage. Si la plus haute autorité enlève son gant droit il y a lieu de la faire aussi. En principe, nul hormis la musique ou les militaires ne doit se trouver devant les porte-drapeaux.
Il est toujours souhaitable qu'en absence d'un chef de protocole, les porte drapeaux soient commandés par l'un d'entre eux et un seul. Si vous devez vous rendre
à une cérémonie hors de votre secteur, mettez-vous aux ordres du responsable local et suivez ses instructions qui peuvent différer de vos habitudes locales, sinon cela risque de faire désordre.

CHAPITRE I - PORT D'UN UNIFORME PAR LES RESERVISTES DE LA RESERVE MILITAIRE ET LES ANCIENS RESERVISTES ADMIS A L'HONORARIAT DE LEUR GRADE

Art. 1 - Le port de l'uniforme est autorisé dans les conditions fixées par l'arrêté ministériel du 14 décembre 2007 paru au
Journal officiel de la République française :

a)
aux militaires de la réserve opérationnelle qui ont souscrit un engagement à servir dans la réserve opérationnelle,
b)
aux anciens militaires soumis à l'obligation de disponibilité,
c)
aux réservistes de la réserve citoyenne,
d)
aux anciens réservistes admis à l'honorariat de leur grade.

IL EST INTERDIT :

a)
à la personne radiée de la réserve par mesure disciplinaire,
b) à l'occasion de toute activité ou manifestation à caractère syndical ou politique.

Art. 2 - L'uniforme est autorisé aux personnes mentionnées à l'art.1 :

1/ En métropole, dans les départements d'outre-mer et dans les collectivités d'outre-mer, à statut spécial et en Nouvelle-Calédonie :

a)
sur convocation de l'autorité militaire,
b) en cas de manfestation publique officielle, militaire ou civile (prise d'arme, cérémonie, réunion ou fête), sur autorisation préalable du commandant de la région terrestre ou maritime du commandant de la base aérienne de rattachement, du commandant de la région de gendarmerie, du directeur régional concerné des services de santé ou des essences des armées, ou du commandant supérieur outre-mer, compétent sur le lieu de cette manifestation.

L'autorisation peut être accordée pour plusieurs manifestations de même nature, pour une durée au maximum d'une année.

L'autorisation préalable n'est pas nécessaire lorsque la note de service de l'autorité militaire organisatrice de la manifestation prévoit, pour cette manifestation, le port de l'uniforme militaire par les réservistes qui ont souscrit un engagement à servir dans la réserve opérationnelle, anciens réservistes admis à l'honorariat de leur grade ou anciens militaires soumis à l'obligation de disponibilité,

c)
en cas de manifestations privées (cérémonie ou réunion familiale).

2/ A l'étranger :

a) en mission, en transit ou en escale, dans le cadre d'un ordre reçu de l'autorité militaire supérieure,
b) en cas d'affectation dans un organisme militaire implanté à l'étranger, sur convocation de l'autorité militaire française comdpétente sur le territoire couvert par cette affectation.

Le port de l'uniforme militaire dans un autre cas que ceux mentionnés aux alinéas précédents fait l'objet d'une autorisation préalable du ministère de la défense.

Art. 3 - Le réserviste de la réserve citoyenne peut, à titre exceptionnel, être autorisé par l'autorité militaire de rattachement à porter la tenue spécifique de la réserve citoyenne lors de prises d'armes, de cérémonies militaires ou de rencontres officielles dans le cadre d'activités définies ou agréées par l'autorité militaire, à l'exclusion de toute autre circonstance publique ou privée.
La composition de cette tenue est fixée par chaque armée ou formation rattachée et obéit à des caractéristiques vestimentaires communes.
Dans les mêmes circonstances, le réserviste citoyen, ancien militaire d'active ou réserviste opérationnel peut porter l'uniforme correspondant à son état militaire antérieur, avec les insignes du grade qu'il détenait alors.

CHAPITRE II - PORT DE L'UNIFORME MILITAIRE N'APPARTENANT PAS AUX CATEGORIES MENTIONNEES AU CHAPITRE I.

Art.4 - Le port de l'uniforme militaire par les anciens militaires est autorisé :

a) en métropole, dans les départements d'outre-mer et dans les collectivités d'outre-mer, à statut spécial, et en Nouvelle-Calédonie, dans les mêmes circonstances et selon des modalités identiques à celles mentionnées au chapitre I, art.2.
b) le port de l'uniforme militaire à l'étranger fait l'objet d'une autorisation préalable du ministre de la défense.

IL EST INTERDIT :

a) à tout ancien militaire radié des cadres ou rayé des contrôles par mesure disciplinaire,
b) à l'occasion de toute activité ou manifestation à caractère syndical ou politique.

LE PORTE-DRAPEAU FEDERAL

Le porte-drapeau titulaire est choisi par le conseil d'administration parmi les amicalistes, en principe d'une des associations de Paris ou de la région parisienne affiliée à la fédération, le choix devant se porter sur un candidat, en principe officier marinier, particulièrement digne d'occuper ces fonctions.
Il reçoit une carte l'accréditant en cette qualité.

Son mandat est de quatre ans, renouvelable.

Un second porte-drapeau fédéral peut être nommé par le conseil, choisi selon les mêmes critères que le précédent.

La tenue du porte-drapeau devra toujours être impeccable, et comporter, soit l'uniforme d'officier ou d'officier-marinier s'il avait ce statut en activité ou dans la réserve, soit un veston, genre "blazer", pantalon gris, chemise blanche, cravate sombre (bleue marine ou noire), souliers noirs, casquette d'officier marinier ou casquette Marine avec écusson FAMMAC, gants blancs.

La coiffure du porte drapeau obéit également à des règles strictes. S'il s'agit d'un officier ou officier-marinier revêtu de son uniforme, il doit porter la casquette règlementaire associée à son grade. S'il n'est pas en uniforme, il doit porter une casquette sans galon, avec coiffe blanche et macaron fédéral. Celle-ci est destinée à marquer notre spécificité "marine" reconnue à la FAMMAC au lieu et place du port du béret dont le port avait été recommandé au niveau interarmées.
Toutes les autres coiffures "maritimes", notamment les
bonnets de marins avec le pompom rouge et/ou les casquettes avec le macaron d'officier ou d'officier-marinier qui sont des effets d'uniforme règlementaire et dont le port illégal peut entraîner des poursuites.

LE PORTE-DRAPEAU DES ASSOCIATIONS

Les règles énoncées ci-dessus s'appliquent également au porte-drapeau titulaire ou suppléant des associations.

LE PORTE-DRAPEAU FEMININ OU JEUNE PORTE-DRAPEAU

La tenue de ces catégories de personnels doit répondre aux recommandations générales faites ci-dessus. Pour la coiffure, et les jeunes gens en particulier appelés à remplir ces fonctions honorifiques, la casquette ou le tricorne ne sont pas adaptés à leur morphologie. Lorsque le port de la casquette est souhaitée par l'amicale, le port d'un béret noir sur lequel une ancre de marine peut être collé ou agrafé est une solution admise par la FAMMAC. Sur la veste, lorsque celle-ci est portée, peut opportunément être personnalisée avec l'écusson cousu de la FAMMAC : vous pouvez consulter un exemple de tenue en cliquant sur le lien suivant